Les gangs

Les gangs

Qui sont-ils et que font-ils ?

Les gangs représentent une grosse partie de la pègre d'Anadéia. Ce sont des groupes d'individus partageant une culture et des valeurs communes, engendrées par leur association et le milieu social et urbain où ils vivent. Un de leurs traits caractéristiques est leur promptitude à employer la violence contre les autres gangs et à l'étendre contre à peu près n'importe qui. Ils s'engagent dans des activités criminelles de nature et d'intensité variables. Les gangs sont à distinguer de la mafia ! La mafia anadéienne est présente, mais contrairement aux gangs, on n'y rentre pas par copinage mais par initiation; il s'agit d'une société secrète avec des comportements et des principes bien différents des gangs.

Habitudes, organisation, hiérarchie

La hiérarchie varie d'un gang à l'autre mais fonctionne sensiblement sur le même principe. Les membres ne portent pas de titre mais se forgent un statut qui évolue selon leur ancienneté ou leurs exploits. On respectera alors plus ou moins un membre qui a fait beaucoup pour le gang, tandis qu'on accordera moins d'importance à une personne venant tout juste de rejoindre la bande. Beaucoup tissent des liens en prison qui perdurent une fois dehors mais la concentration des gangs dans le 4ème arrondissement permet à des individus jamais incarcérés de s'incruster malgré tout dans une bande.

Les gangs subviennent à leurs besoins de façons diverses : vols, arnaques, traffics divers... Chaque gang a sa spécialité, mais ce crime organisé reste un monde flou, mouvant et mal défini, même par lui-même. De même, le recours à la violence et à la cruauté varie d'un groupe à l'autre, et la palette est large. Certains n'hésitent pas à agresser, tuer ou torturer, quand d'autres ont un fonctionnement plus discret et feutré, voire un code de l'honneur ou une éthique. Certains gangs utilisent le meurtre ou le viol comme rite initiatique des nouveaux membres tandis que d'autres n'utilisent la violence qu'en dernier recours, que ce soit par souci d'économie de moyens, par respect de certaines valeurs ou pour préserver leur réputation. D'autres encore, dont les anadéiens n'osent même pas prononcer le nom, ont la réputation d'être des sanguinaires sans limite.

Les personnes qui deviennent membre d'un gang sont le plus souvent celles qui n'ont pas pu ou su trouver une place dans la société. On y trouvera donc beaucoup plus d'individus à problèmes, conflictuels, instables ou asociaux - aussi charmants puissent-ils être et quel qu'ait pu être le parcours qui les a amenés là - que de personnes équilibrées et en possession de tous leurs moyens, ayant eux-même choisi cette sombre voie. La plupart des gangs se choisissent un signe distinctif, pour se reconnaître et être reconnus. Il s'agit pour certains de tatouages, d'une couleur de vêtement, d'un accessoire... Les idées, là aussi, sont variées. Par provocation, certains osent même se pavaner en pleine ville avec ce signe distinctif bien visible.

Des statistiques floues

Proioxis peine à compter le nombre d'individus dans des gangs. La milice dénombre bien quelques gangs plus importants et se détachant du lot mais les chiffres fluctuent assez régulièrement, notamment avec des pertes et des recrutements. On peut cependant noter que le scandale Xarunta et toute la confusion qu'il a causé a fait exploser la violence des gangs, notamment dans le 4ème arrondissement. Les criminels se montrent plus violents, plus actifs, cherchant visiblement à profiter des remous causés par le laboratoire pour se hisser un peu plus haut dans la cité.

Deus Arès

On ne peut pas évoquer les gangs sans évoquer Deus Arès. Il s'agit du gang le plus influent et le plus connu de la cité. Il doit sa célébrité non pas à sa taille ni son ancienneté (bien qu'elle y contribue un peu), mais surtout aux coups d'éclat qu'il parvient à causer. Deus Arès frappe toujours fort et là où il faut. La corruption est une de ses spécialités et les journaux ont relaté plusieurs fois des faits à propos de personnes influentes de la ville tombées en déliquescence, achetées avec de l'argent, des cadeaux ou même des services. Deus Arès ne va pas seulement chercher ses membres parmi les délinquants ou les ex-prisonniers, mais également chez les membres de la société légale, ceux qui d'ordinaire ne viendraient pas traîner dans ce genre d'affaires. Fort de nombreux contacts dans la ville, le gang se porte bien et vit confortablement avec un marché important de trafic d'armes et de drogue. C'est d'ailleurs le seul gang qui ose marcher sur les plates bandes de la mafia.

Tout le monde n'intègre pas Deus Arès comme il le veut. Il faut prouver ses talents pour pouvoir être accepté au sein de la bande, en plus de montrer patte blanche. En effet, Deus Arès se méfie de tout le monde. Le savoir, c'est le pouvoir, et pour un gang qui doit beaucoup à ses informations récoltées ça et là, se faire soi-même voler des informations est un risque. Normalement, les nouveaux membres sont surveillés de près jusqu'à ce qu'on leur accorde finalement confiance.