Xarunta

Xarunta

L'histoire d'un scandale

Le laboratoire Xarunta est un laboratoire de recherche pharmaceutique mondial. Il est à l'origine de la création de nombreux médicaments et a gravé son nom dans la recherche médicale. Connu mondialement, son siège se trouve à Anadéia. Bien que peu de monde associait son nom aux médicaments et substances pharmaceutiques écoulées mondialement, on relie aujourd'hui Xarunta à un scandale mondial.

Les fuites d'informations des laboratoires Xarunta ont causé le trouble dans la grande ville d'Anadéia. On y découvre des expérimentations médicales menées sur les Aphaius depuis des dizaines d'années, des recherches illégales menées sur les hybrides dans le but de développer des médicaments, de découvrir des traitements contre diverses maladies et de faciliter la survie de l'être humain. Les expériences pratiquées par les médecins et chercheurs de Xarunta se sont déroulées hors des protocoles scientifiques et des codes déontologiques admis et reconnus par la communauté scientifique et médicale internationale. Elles exposaient les cobayes hybrides à des conditions cruelles voire barbares pour les plus extrêmes d'entre elles.


Extraits des rapports des laboratoires Xarunta

Expérience dirigée par le Dr. Friedrich, Septembre 1944

Donneur A, femme adulte, 36 ans, groupe sanguin O positif. Donneur B, chien de race berger allemand, 4 ans.
Greffe d'une rate d'animal sur un être de type dit 'Aphaius'. L'objectif est de vérifier la compatibilité entre hybride et animal afin de mesurer les possibilités qui s'ouvriraient alors pour le monde médical.
Opération datée du 21 septembre 1944. L'état du cobaye A s'est stabilisé, l'opération s'est déroulée dans le temps imparti.
Lendemain, 22 septembre 1944, le cobaye A souffre d'une forte fièvre. On lui a injecté quelques antibiotiques. Nous surveillons l'état de son incision.
[...]
28 septembre 1944. Nous soupçonnons une septicémie. Bout des extrémités grisâtres, asthémie et fiévre importante. La plaie s'est infectée et le corps rejette la greffe. L'expérience peut être considérée comme un échec, il est urgent d'étudier chaque composante de l'équation pour ne pas réitérer les mêmes erreurs.

Expérience dirigée par le Dr. Haagen, Juillet 1945

Essais de vaccin de typhus exanthématique sur des patients hybrides. 80 cobayes, âgés de 18 à 48 ans, divisés en deux groupes de 40 chacun. Le premier groupe est vacciné à deux reprises en juillet et août 1945 avec le vaccin, le deuxième n'est pas vacciné.
18 octobre 1945. Les deux groupes de 40 subissent une scarification au bras avec les germes virulents du typhus. Nous observerons les réactions.
19 octobre 1945. Les cobayes du groupe 2 présentent une forte fièvre ainsi que des maux de tête. On observe ces mêmes symptômes chez seulements quelques individus du groupe 1.
22 octobre 1945. La fièvre se maintient chez les patients du groupe 2, associée à des nausées et des vomissements. Certains cobayes se plaignent de douleurs le long de la colonne vertébrale. Un tiers des patients du groupe 1 semblent dans le même état.
25 octobre 1945. Déssèchement des muqueuses des cobayes, langue sèche et craquelée provoquant des saignements, éruption cutanée chez 90% des patients non vaccinés. La maladie a gagné la quasi-totalité du groupe 1.
27 octobre 1945. Beaucoup de cobayes présentent un tuphos. Le vaccin s'est avéré inefficace, puisqu'aucun des patients du groupe 1 n'a échappé à la maladie.

Expérience dirigée par le Dr. Brücke, Avril 1988

Cobaye A, Homme adulte, 59 ans, groupe sanguin B négatif. Cobaye B, enfant de sexe féminin, 8 ans, groupe sanguin AB positif.
Absorbtion d’eau de mer pour les deux cobayes. L’objectif est de vérifier si un hybride peut survivre en ingurgitant du chlorure de sodium liquide. Expérience datée du 18 avril 1988.
21 avril 1988. Nous constatons sur les deux cobayes une augmentation flagrante de la soif.
30 Avril 1988. Le cobaye B est décédé de déshydratation. Les cellules du Cobaye A semblent s’être vidées de toute eau ; nous suspectons sa mort dans les prochains jours.
2 Juin 1988, le cobaye A est décédé à son tour des mêmes symptômes que le cobaye B.

Rapport du Pr. Goldman, Décembre 1998

Expérience de cristallisation du sang sur un être humain et un Aphaius. Les pathologies inhérentes à l'être humain peuvent-elles toucher les êtres hybrides ? Existe-t-il, chez les Aphaius, des immunités à certaines maladies qui nous touchent, nous, humains ?
L'expérience qui suit sera le seuil de notre réflexion et le corps de notre recherche.
Cobaye A, femme adulte, 23 ans, groupe sanguin A positif. Cobaye B, homme adulte de type Aphaius, 45 ans, groupe sanguin B négatif.
5 Décembre 1998, nous introduisons une pathologie dans le corps des cobayes.
[...]
16 décembre 1998, le cobaye A est thrombosé au niveau de la veine iliaque gauche. Aucun symptôme apparent pour le cobaye B.
17 décembre 1998, nous introduisons le sérum de cristallisation du sang dans le cobaye A et B afin d’obtenir des résultats avant la mort du cobaye A.
18 décembre 1998, le cobaye A est décédé d’une embolie pulmonaire. L’expérience est un échec au vu de la non-cristallisation du sang dans le cobaye décédé.

Expérience dirigée par le Dr. Jakobsson, Mars 2014

Test du vaccin UCP-Vax. Étude et suivi de l'évolution de la télomérase chez tous les patients. Les cobayes souffrent tous d'une forme de cancer plus ou moins avancée.
1 Mars 2014, introduction du vaccin A. Les cobayes sont tous mis en quarantaine pour étudier chaque cas séparément.
6 Mars 2014, Deuxième injection. On dénote une douleur musculaire importante au niveau de la première injection. Crampes et légère paralysie musculaire chez les cobayes les plus frêles et les plus jeunes.
10 Mars 2014, nous avons dû isoler deux cobayes. Forme de délire aigu, hallucinations visuelles et auditives. Probablement des effets secondaires du vaccin. Le taux de télomérase reste constant chez tous les patients.
11 mars 2014, aucune évolution positive dans le taux de globule blanc. Les cellules cancéreuses continuent de se multiplier. Les doses du vaccin sont réévaluées.
21 mars 2014, injection du vaccin B.
25 mars 2014, mort de trois cobayes suite à une nouvelle injection. La crise de délire des deux cobayes s'est calmée. Ils restent sous surveillance psychologique mais semblent s'être stabilisés.
2 avril 2014, six cobayes montrent des états de manque - tremblements, fatigue, humeurs instables, anxiété et douleurs musculaires. Un autre cobaye a tenté de mettre fin à ses jours, nous avons dû l’immobiliser.
3 avril 2014, nouvelle injection. On observe des effets secondaires du vaccin proches de l'euphorie. Myosis chez la plupart des cobayes. Réactions instables et imprévisibles.
[...]
5 mai 2014, dix-sept cobayes sont morts d’une overdose. Le vaccin thérapeuthique n'a aucun incident sur le taux de télomérase. Le cancer de la plupart des patients a progessé. UCP-Vax déclenche une dépendance accrue chez tous les cobayes. La prise excessive en allonge ses effets secondaires. Test du vaccin E d'ici peu de temps.
[Données perdues au cours du piratage, reste des données crypté]
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Un secret bien caché

D'anciens employés de Xarunta affirment avoir été payés en échange de leur silence, d'autres encore assurent ne jamais avoir été mis au courant de telles pratiques. Les laboratoires Xarunta sont connus dans le monde entier pour leurs recherches scientifiques et médicales. Il semble que leurs recherches illégales n'aient été connues que d'un petit nombre de personnes et menées dans l'ombre, à l'abri de tous les regards. Les rapports ont été mis sous coffre, soigneusement conservés pendant des années avant d'être numérisés plus tard, protégés par de nombreux codes. Personne ne sait encore comment les informations ont pu se retrouver ainsi au grand jour, toujours est-il que les expérimentations, bien qu'ayant évolué avec le temps et le développement des moyens du laboratoire, ont duré jusqu'au scandale.

On dénombre de nombreuses pratiques douteuses que l'on pourrait presque qualifier de torture, s'étalant sur quelques décennies. La liste est longue mais suffit à faire froid dans le dos. Le directeur général actuel nie toute implication dans ces expérimentations.

  • Expérimentations de greffe animale sur les hybrides
  • Expériences de stérilisation des hommes et femmes
  • Expériences par électrochocs
  • Expériences sur des hormones
  • Expériences sur le sang des hybrides, tests de résistances à diverses maladies
  • Cristalisation du sang par solution
  • Expériences sur la régénération des muscles, des nerfs et des os
  • Essais d'alimentation
  • Expériences sur la résistance au froid, à la chaleur, aux brûlures et à la douleur
  • Expériences sur les transformations et le changement de forme des hybrides
  • Expériences avec le sérum sanguin
  • Élaboration de divers vaccins à l'aide de substances hormonales et sanguines
  • Développement d'une drogue de synthèse à partir du sang des Aphaius
  • Etc...

La liste est longue et témoigne de l'horreur subie par de nombreuses victimes durant tout ce temps. Une souffrance tue et cachée au profit d'une science douteuse, que le hasard ou le destin fait éclater au grand jour. Selon les journalistes, les dernières expériences remontent encore à peu de temps et certains hybrides auraient donc été relâchés en panique dans la nature. Proioxis enquête pour retrouver ces potentielles victimes.

Des coupables difficiles à identifier

Malgré l'importance du scandale et la gravité des faits, les coupables restent difficiles à identifier. De nombreuses expérimentations s'étant déroulées sur plusieurs décennies, les médecins et les chercheurs se sont succédés. Certains ont quitté le pays depuis plusieurs années, d'autres encore sont décédés... D'ailleurs, les nombreuses années rendent leur culpabilité plus compliquée à estimer. Même si les informations de ces expériences ont fusé, l'implication des coupables reste assez floue. Quelques personnes se sont vues convoquées à des procès, mais d'autres manquent encore à l'appel... Des enquêtes sont toujours en cours pour retrouver toutes les personnes impliquées dans le scandale Xarunta, mais l'affaire s'annonce longue et pointilleuse. D'ailleurs, certains des chercheurs s'arrangent comme ils peuvent pour échapper à leur sentence. On a acheté leur silence, ils trouveront bien comment se payer un semblant d'innocence...