Ellys Nars, Deimos

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Ellys Nars is offline
Deimos // 29 messages
Sam 29 Sep 2018 01:26

Ellys Nars

  • Sujet°13
  • 19 ans
  • 13/06
  • Inconnue
  • Aucun
  • Phobos - Fennec
  • Femme
  • OC - tofuvi

Anecdotes

°Ellys compte presque systématiquement ce qu'elle fait lorsqu'elle est submergée par l'angoisse, c'est sa façon à elle de se calmer. °Elle a une peur panique de l'eau dès que celle-ci dépasse une certaine profondeur et se sent donc plus à l'aise en prenant une douche. °Ellys souffre de peur panique et d'anxiété et fait donc très aisément des crises de panique. °Elle ne supporte pas le blanc éclatant, les murs vides et la lumière trop vive. °Ellys est très facile à tromper sur les détails de la vie. °Elle est très curieuse. °Elle s'est prise d'affection pour un chat errant alors qu'elle-même se trouve à vivre dans la rue, mais elle l'a refourgé à une passante qui pouvait mieux s'en occuper qu'elle. °Son corps possède plusieurs cicatrices provenant des tests faits à son encontre : prélèvements sanguins, résistance à la douleur, électrochocs, etc. °Son véritable prénom est Neyva, mais elle ne le connaît pas. °Elle possède un language très enfantin ainsi qu'une connaissance du monde très limité. °Elle ne se souvient de rien qui se passe avant son arrivée au laboratoire. °Elle a pris son prénom et son nom de mots lus dans un journal. °Tout ce qui lui reste comme connaissances sont instinctives et elle ne saurait dire comment elle les a appris.

Caractère

°Ellys est excessivement naïve puisqu'elle ne connaît presque rien de la vie, qu'elle ne se souvient pas de grand chose au final. Elle serait prête à croire tout ce qu'elle entend. °Elle reste assez méfiante et craintive des autres, surtout des hommes. °Elle est très curieuse et aimerait pouvoir tout connaître et tout apprendre, elle pose beaucoup de questions. Mais lorsqu'elle a fini de poser des questions, elle devient très discrète et ne parle plus. °Elle est très anxieuse et pense beaucoup à ce qu'elle a vécu, ce qui la fait souvent pleurer sans qu'elle ne le réalise et un petit détail peut la ramener aux souvenirs de son temps dans le laboratoire. °Ellys est douce dans tout son comportement et n'est pas fondamentalement méchante, mais ne connaît pas réellement l'empathie et si quelqu'un va mal, elle ne saura pas comment réagir. °Elle est trop franche et ne possède pas de filtre. Elle a même tendance à considérer les autres comme une menace. °Elle est excessivement nerveuse et ne supporte pas le contact physique même si celui-ci ne se résume qu'à un frôlement. °Elle passe son temps à réfléchir, mais malgré cela, elle demeure très spontanée. °Elle est discrète et ne se fait pas remarquer, elle déteste totalement être le centre de l'attention. °Ellys ne supporte pas les endroits dans lesquels elle ne peut pas fuir et préfère clairement sa forme animale. Elle ne supporte pas plus la compagnie de trop de gens et préfère sa propre compagnie, même si elle a de la difficulté à être totalement seule parce que ça lui rappelle la solitude qu'elle a dû encaisser toutes ces années. °Ellys n'est pas très joyeuse, pas du tout, même si elle possède une énergie palpable.

Physique

Ellys porte le regard d'un ciel gris d'avant l'orage, ce gris qui peut varier, parfois plus clair, parfois plus foncé, selon les émotions, et surtout selon les éclairages. Ce regard froid, parfois, mais davantage craintif qui démontre qu'une infime partie de la souffrance qu'elle a enduré. Ce regard peut parfois devenir triste, et se rapproche alors d'un bleu étrange. Et ses cheveux frôlent timidement ses épaules. Malgré l'existence qu'elle a eu et qu'elle a maintenant, ils sont d'une douceur incroyable qui vient de ses transformations. Elle possède donc des cheveux lisses et soyeux, ils sont également bien épais. Ils sont bien pâles, et comme elle aime si bien le dire, peut parfois rappeler un soleil fade, qui se flétrit et pourrit. Autrement dit, ils sont d'un brun bien pâle qui pourrait être plutôt décrit comme un roux tirant vers le brun-châtain pâle. Sa peau est d'une pâleur qui n'a point d'égal. Autant dire qu'elle pourrait presque se confondre avec la neige. On voit par conséquent les vaisseaux de ses veines qui parcourent le creux de ses poignets, et le contour de ses yeux, et bien ailleurs. Cette peau est également fragile, et contrairement aux attentes, dépourvue de douceur, sèche. Parcourue de cicatrices également. Ellys possède également des cils qui, de façon surprenante, sont de couleur noir, et assez fournis. Ils sont également assez long. Et ses lèvres sont d'un rose pâle, elles aussi, très fines. Ellys n'est pas très grande, plutôt petite et possède une silhouette fine. Elle est assez frêle et mince. Néanmoins, la dentition d'Ellys diffère totalement de celle des humains puisqu'elle garde en permanence celle de son animal, soit le fennec, des dents assez pointues, et des canines bien minces. En soit, elle a dentition légère et peu développée.

Histoire

Du brouillard, des pleurs, des cris, du sang.
J'ouvre les yeux. Tout est flou. Je suis tombée ? Une douleur résonne à l'arrière de mon crâne. Que se passe-t-il ? Cette question prend toute la place. Elle revêt une importance capitale et pourtant, je ne sais même pas pourquoi. Les sons qui reviennent à mes oreilles sont déformés, mais j'entends ses pleurs. Ses hurlements. Non ! Ne la prenez pas ! Laissez-la moi ! Je ne peux pas la voir, mes yeux restent fermés obstinément, mais sa détresse me fend le coeur et provoque en moi une révolte amère. Ne me prenez pas ma soeur... un murmure qui se meurt sur mes lèvres. Je veux mes parents ! Ces hommes ne prêtent pas attention à moi. « Elle s'est débattue. » Qui ? On me porte. Des bras me gardent et m'emprisonnent. Tout est confus.
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Mes yeux s'ouvrent. Je regarde autour de moi. Ma soeur. Partie. Envolée. Et moi ? Enlevée. Je veux partir. Je dois partir. Je veux Nina, je veux ma soeur. Ils me l'ont retiré alors qu'ils n'en avaient pas le droit ! La rage se soulève en moi. Je me trouve enfermée dans un endroit modeste et pas très agréable. Je ferme les yeux et mes mains se serrent. Je me retrouve dans une petite cage, peut-être, je crois. En tout cas, je ne peux pas sortir, ça je le sais. Les méchants, je ne les comprends pas, pourquoi me retirer de ma famille ? Ils n'ont pas de coeur. Nina criait. Elle voulait pas que je parte et elle ne voulait partir, alors pourquoi nous ont-ils éloigné pareil ? Je les hais. Les larmes s'invitent dans mes yeux et je me mets à sangloter. Elle me manque déjà.
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Je crie. Je hurle. Je griffe. Je mords. La femme qui me tenait me lâche puisque je l'ai mordu jusqu'au sang et moi, je pars à courir. Liberté ! Je vais retrouver ma soeur et mes parents. Surtout mes parents, car je crois savoir que Nina ne sera pas avec eux. Je rentre à la maison, j'ai tellement hâte. Mais la joie est de courte durée, car je sens des bras m'attraper violemment et je comprends que je ne verrais plus Nina. Je te retrouverais Nina !
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Les dimensions autour de moi sont différentes. Il y a eu une douleur. Je n'ai pas compris sur le coup, je ne pouvais pas comprendre de toute évidence, mais j'ai fait le rapprochement assez vite. Après tout...je ne pouvais que comprendre, on nous en parle constamment, on nous dit qu'ils sont comme nous.. oui. Aphaius. Je comprends maintenant, oui, pourquoi le monde est plus petit et ça me va parfaitement, je pourrais me cacher... Et surtout, je pourrais fuir pour les retrouver, pour me sentir entourée d'amour et d'affection, par mes parents, car ça fait beaucoup de temps que je me retrouve ici, avec les méchants hommes. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'approche de la porte et je glapis. Peut-être qu'ils me laisseront partir en voyant un animal ? Ils ne réaliseront pas que c'est moi et ils ouvriront la porte et je serais libre. Pourtant, quand l'un d'eux arrive, il baisse vite le regard et il murmure. «Un joli petit fennec. C'est étonnant.. tu n'as que huit ans pourtant. » et il s'en va après ça. Il revient avec d'autres hommes, bien que j'ai eu le temps de reprendre forme humaine entre temps. « Ils recherchent des Aphaius. Bien qu'elle est drôlement jeune, ils la prendront sans doute. Et toi là ! Rhabille-toi ! » J'obéis.
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« Faites attention. Elle tient énormément à sa famille. Ça pourrait porter préjudice. Il faudrait mieux trouver le moyen d'effacer le peu vécu.» I already know, but I don't want to be alone, so honey please don't go. There's. Only so much left that I can say. [...] I'm really sorry - though it's not enough. And I wish you the best. Whatever you do, I'll always love you.
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Deux petites filles courent dans un champ assez vaste parsemé de fleurs bleues et rouges, leurs rires résonnent dans l'espace. L'une d'entre elle me ressemble énormément. Ses cheveux longs qui rappellent un soleil fade tombent sur son dos en quelques petites cascades. Elle porte une robe légère et j'y reconnais dessus des imprimés fleuris. Elle s'amuse et tourne autour de l'autre petite fille. Et l'autre, celle qui n'est pas moi, me rappelle étrangement quelqu'un. Elle est d'un an plus vieille que moi. J'en suis certaine sans pouvoir me baser sur une quelconque preuve. Nous jouons en tournant, puis dansant comme deux petites le font. Vous savez, ces danses si enjouées et si naïves qui n'en sont qu'adorables. Je ris. Mon rire résonne dans la clairière et forme un écho. Une clairière ? C'était un champ, quelques secondes plus tôt. Pas grave, je suppose, ce n'est qu'un pauvre petit détail. L'ambiance est à l'amusement. Et sans une explication, il y a un tourbillon d'hurlements qui m'éclatent les oreilles. Mon regard semble s'injecter de sang et mon cri rejoint celui de cette fille si légère. Qui est-elle ? Qui je suis ? Je vois ces hommes que je ne connais pas. Ils la prennent. Et me prennent. Je me débats. Il y a l'odeur du sang qui envahit l'espace, et son goût métallique s'impose dans ma bouche. ... et doucement, je me réveille. Les relents du rêve s'atténuent.
Laissez-moi ! Laissez-la !
Je sursaute. L'éclat de voix m'a ébranlée et fébrilement, je cherche autour de moi. Seule. Je suis seule. Et...À chaque fois que je tourne la tête, une douleur sourde se manifeste à l'arrière de celle-ci. Je pense que je suis tombée. Non. Tout mon corps me fait mal, vibre au rythme des battements de mon coeur. Je me souviens... d'une forme, vague, muette. Comme une statue qui regarde son bijou lui être volée. Et puis même cette image s'évanouit pour ne laisser que la solitude qui étreint mon coeur, mon âme. Ce lieu m'est inconnu... comme tout le reste, au final, car ma propre identité relève pour moi du mystère le plus pur, le plus sombre. Je reste tout de même convaincue qu'une personne normalement constituée mentalement devrait détenir au moins son nom, son apparence et sa provenance. Ce qui n'est tout bonnement pas le cas chez moi. Je parcoure les tréfonds de ma mémoire à la recherche d'indices, en vain, je n'y retrouve que des lambeaux déchirés de souffrance émotionnelle. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut retrouver un désert dans ses propres souvenirs, et ça crée en moi un vide intense. Je me souviens... je me souviens...
Des larmes, des cris, du sang, l'horreur. La vie, la mort, le temps, l'oubli... et mon esprit s'endort.
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Quand mes yeux s'ouvrent de nouveau, des bruits de pas se font entendre derrière la porte de cette chambre bien trop épurée pour être agréable. Je me redresse vivement malgré l'étourdissement qui me saisit sournoisement. Je ne respire plus, la panique m'a prise pour otage. Qui sont-ils ? La matière du mur rend leur voix incompréhensible et je crains la suite des événements. Je pense que j'ai toujours cherché à prévoir... non. Non. Je déteste cette situation, avec l'incertitude qui me noue la gorge et l'effroi qui me tord le ventre. Ils approchent. Je le sens. Et puis je réalise brusquement que je n'ai même pas pris le temps de détailler le lieu dans lequel je me trouve. Les couleurs blanches surprennent mon regard et je sursaute. Combien de fois ai-je sursauté depuis mon réveil ici ? Je perds la notion du temps, je crois. Les murs sont dénués de la moindre affiche, il n'y a rien de personnel et il n'y a qu'une seule porte sans fenêtre qui fait naître chez moi un certain sentiment de claustrophobie. Et moi ? Moi, je suis sur un lit qui n'a rien d'extravagant, un simple matelas avec une base, dans les tons beiges pâles qui changent un peu du blanc qui m'entourent. Je pense que je vais virer folle si je reste dans ce lieu privé de stimuli visuels ! Car même le matelas et les draps se retrouvent à être blancs. La porte s'ouvre enfin. Malgré ma peur, je me sens drôlement soulagée de ne plus être seule. Venez m'aider ! Je n'en peux plus de ne pas voir la lumière du soleil. Je n'ai même pas le souvenir de l'avoir connu et pourtant, cet astre me manque. Je sais... je sais qu'il annonce le jour et que la nuit annonce le temps de dormir. Dormir est essentiel pour tous, alors pourquoi ici, il y a une lumière constante sans qu'elle ne faiblisse ? Je ne sais pas différencier les deux temps et mon sommeil est étrange. Tout est étrange, ici, d'après mes observations, les rapides petites notes que j'ai pu me faire mentalement tandis que je détaillais la pièce et que je tentais de me souvenir de ce qui m'a mené ici. J'ouvre la bouche, mais je n'arrive pas à parler, elle est bien trop sèche. L'un d'entre eux me remarque enfin alors qu'ils parlaient. Je n'ai pas fait attention. Il me tend un verre d'eau, mais pas la moindre nourriture. Depuis combien de temps n'ai-je pas mangé ? Mon ventre manifeste son mécontentement, mais cette fois, le gentil être ne réagit pas. Ils recommencent à parler, mais cette fois-ci j'essaie de rester attentive et ne pas divaguer.
You learned the hard way to shut your mouth and smile. [...] There's only hate, there's only tears, there's only pain, there is no love here. There's only lies, there's only fears, there's only pain, there is no love here.
Dans l'incapacité de bouger. Des liens me retiennent immobiles tandis que je suis assise sur une chaise, il y a des choses que je ne sais identifier qui sont collés contre ma peau et je recommence à paniquer. Qu'est-ce qui se passe ? Ils me veulent quoi ? Et surtout, ils sont qui ? Je ne comprends absolument rien. La douleur s'infuse dans mon corps. Une décharge électrique. Je ne peux plus penser et des larmes s'invitent dans mes yeux. Ils testent ma patience ? Sortez-moi de là...
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Une nuit. Deux nuits. Trois nuits, ou quatre ? Peut-être six, sept, ou encore huit. Sans horloge, sans soleil qui se lève et se couche, je ne sais rien du temps qui s'écoule, même si je garde conscience de son existence. Pourtant, il pourrait tout aussi bien n'être qu'une vieille légende que ça ne changerait rien à mon quotidien. Depuis combien de temps n'ai-je pas mangé ? Je tiens à peine debout et... je peux distraitement passer mes doigts sur les os de mon corps. C'est une occupation comme une autre qui a sa valeur dans ce lieu où on me condamne à l'attente, tout divertissement est bon à prendre, je dois garder mon esprit occupé le plus possible pour ne pas perdre... perdre quoi ? Ne pas me perdre, le peu de moi que je sache, et pour me souvenir, me souvenir de tout depuis que je suis ici, même si parfois la douleur efface. Ce courant électrique qui passe en moi et vient faire éclater tout ce qui est logique dans mes pensées. Je donnerais tout à chaque fois pour qu'ils cessent, mais ils veulent voir - je ne sais quoi, peut-être jusqu'à où je peux endurer, jusqu'à quel voltage je peux supporter avant de perdre conscience ? - et cette détermination me fait peur. Jusqu'à où seraient-ils prêts à aller ? Je pense comprendre qu'ils seraient prêts à me tuer... pour obtenir les réponses qu'ils désirent. Ce ressentiment de panique m'empêche de nouveau de respirer, et j'halète. Je porte mes mains tremblantes à ma poitrine en tentant d'inspirer la plus grande quantité d'air, désirant me calmer. Je n'y arrive pas. Je me souviens... oui, vaguement, d'un âge, lâché au hasard. Huit ans. Je me souviens de cet âge qui m'appartient. Ainsi, j'ai huit ans et je sais que je dois me raccrocher à cette donnée, ne pas la laisser s'évaporer dans les méandres des informations que je peux récolter, mais surtout des pensées qui traversent mon esprit en tout temps. Parce que dans ces conditions d'isolement, je n'ai que ça à faire : penser, encore et encore, sans cesse, à m'en rendre folle, à m'en rendre malade. J'ai huit ans. Et c'est la seule chose que je sache à mon propos. Un chiffre. Est-ce pour cela que je commence à compter tout ? Car c'est tout ce qui fait du sens, dans cette vie où on m'envoie des décharges. Une. Deux. Trois. On me ramène ici et puis, on recommence. Une. Deux. Trois. Essaient-ils de savoir si les traitements prolongés permettent une plus grande capacité à encaisser ? Je ne les comprends pas et ils ne me disent rien. Je ne suis sûrement pas digne de savoir. Une petite fille perdue, à qui on a tout retiré, y comprit son passé, ne doit pas mériter grand chose, n'est-ce pas ? C'est ma conclusion, tout du moins. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf. Dix. Au final, je ne sais même plus ce que je compte. Fermez cette lumière, au moins, quand il est l'heure de dormir, car mon corps est perdu et la fatigue, elle, vient aléatoirement, c'est horrible. Être fatiguée et ne pas dormir, chercher à dormir et ne pas y arriver, ne pas comprendre, ne pas savoir, ne pas pouvoir parler à qui que ce soit, s'adresser au mur. J'ai même commencé à espérer que les murs me répondent.
An amazing gift, so quick and swift, you were amazing. By myself I can't, they start to chant, why are you not here ?
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Ils m'ont nourris. C'est la seule chose que je peux dire. Ils m'ont nourris et moi, j'ai eu ce courage étrange de me lever et de parcourir la chambre. Un pas. Deux pas. Trois pas et puis plusieurs autres que j'ai compté. J'ai compté deux cents soixante quatre pas avant que je ne décide à m'immobiliser. Tout est calme maintenant, mais dans mon esprit, une tempête rage. Même maintenant, quand je suis seule et de nouveau livrée à moi-même, je sursaute constamment, comme en proie à de vilains cauchemars pendant que je suis éveillée. J'ai l'impression de les voir partout et il me semble même continuer de sentir le contact de ce qui leur permet de décharger tout ça dans mon corps. Et ça désigne ce qui parcoure mon corps quand je suis assise de force, immobilisée, sans la possibilité de fuir... et d'ailleurs, je ne peux jamais songer à fuir. Liberté. Doux mot. Douce utopie. Doux rêve. En me promenant, j'ai pu apercevoir cette petite boule au plafond, dans un recoin, qui brillait d'un point rouge clignotant presque de façon impossible à percevoir et j'ai compris, j'ai su. J'étais observée. En permanence ? Seuls eux le savaient ça, comme ils détenaient la plupart du savoir, et ne m'en laissait qu'un millième, comme si je n'étais bonne qu'à donner aux chiens pour qu'il ne reste de moi que les os. Le désespoir s'imposait dans mon esprit, et pire encore avec, l'anxiété qui me rendait si fébrile. Même si cette pièce était exempt de sons, parfois j'entends des pas étouffés, et alors je sursautais. En clair, dès qu'un semblant d'activité se produisait à l'extérieur de cette "chambre" ; je réagissais par un sursaut brusque et un comportement de bête traquée. Je craignais qu'ils ne viennent pour moi.
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Mes hurlements résonnent dans la pièce tandis que le voltage se fait de plus en plus fort. Je veux m'endormir pour toujours pour ne plus avoir à supporter tout ça. Et pourtant, ça ne semble pas les attrister, eux, ces hommes et femmes, parfois, qui m'infligent tout ça. Je le réalise de plus en plus, je suis seule.
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Ils n'arrêtent pas. Ils n'arrêteront jamais, peut-être, sans doute, et moi, je ne suis rien que leur sujet. Je ne comprends rien, je ne sais rien et pourtant... je sais que rien ne pourrait être pire. Laissez-moi disparaître.
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L'esquisse d'un sourire. Je le vois au loin, alors qu'on me tire, qu'on me déchire l'âme, et je me sens soudainement plus apte à tout supporter. Je veux vivre pour serrer sa main. Je veux vivre pour le remercier, je veux vivre pour ne pas anéantir les lueurs que son regard dans le mien apportent à la noirceur de ma vie. Ne me laisse pas, cher étranger. Car un jour, je veux pouvoir me planter devant toi et te dire "Nous sommes plus qu'eux" et le penser. Fugace. Son image est fugace et s'efface au détour d'un couloir alors qu'on me jette dans cette pièce, cette cage, cet enfer.
au revoir. je reviendrais.
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Je me trompais. Tout peut toujours être pire.
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Please, anyone, anyone, wake me again. Horrid dreams, I couldn't breathe - in the world of the dead. I couldn't leave.
Je suis de nouveau lâchée dans ma chambre comme si je n'étais rien. Mon regard divague vers les quelques traces de piqûres et je me demande. Car je ne sais faire que ça, me questionner et laisser mon esprit nager dans cet océan d'interrogations constantes. Pas l'ombre d'une réponse. Pourquoi prendre ce sang qui m'appartient ? Contre le mur, roulée en boule, sur le lit, je tremble. Cette forme, fennec, je la retrouve fréquemment, sous les émotions de peur - si intenses - qui rendent mon coeur prisonnier. Mais elle me plaît, je peux plus facilement passer inaperçue. Tout du moins... si tout n'était pas si clair ici, s'il y avait des recoins où se cacher, où se dissimuler, mais ce n'est pas le cas et je me demande : avaient-ils prévu le coup ? Mais ils ne pouvaient pas savoir. Ils n'ont pas pris la chance, je suppose. Je ne les connais pas. Je ne sais rien d'eux alors je ne peux pas comprendre pourquoi.. pourquoi ils font et ont fait tout ce qu'ils font et ont fait. Aphaius. Je connais ce mot et je sais qu'il s'attribue à moi. C'est la raison pour laquelle je deviens fennec, ça a toujours été comme ça, pour moi. Dès mon réveil. Et aujourd'hui ? Combien ai-je ? En âge, je veux dire. J'avais huit ans, à un moment. Et maintenant, je ne sais pas quel âge je me trouve à avoir. Le temps s'écoule d'une façon tellement étrange et tellement lente pour moi qui n'a rien à faire sinon dormir et penser. Marcher, aussi, compter mes pas, toujours plus. Je sais compter, je sais parler, je sais retenir les choses, mais qu'est-ce que je sais faire d'autre ? Respirer. Certainement. Avoir peur. Aussi. Rien d'autre, je pense. Je n'apprends pas grand chose. Je me souviens... vaguement. De quelques détails, d'une vie extérieure. En dehors de ces murs, il y a des gens qui parlent, marchent. Je me souviens, oui, de ça. Je me souviens des chiffres qui prennent une si grande importante dans ma vie. Je me souviens, parfois, mais si peu. J'enroule mes pattes de ma queue et j'observe la couleur de mon pelage. Sable. Ce mot s'impose à mon esprit. Je me souviens des mots, ça je l'ai bien remarqué, mais des mots simples, car eux utilisent des mots encore plus compliqués et je ne comprends pas tout. Je comprends si peu, au final. Si peu. Si peu. Si peu. Ça me rend malade. Je ferme les yeux. Je respire. Cette simple action provoque une certaine douleur. Ils ont pris mon sang... et ils ont arrêté de provoquer ces décharges électriques dans mon corps - mais la douleur n'est pas finie. Bien au contraire. Les brûlures semblent toujours aussi fraîche et j'ai le sentiment d'un million d'aiguilles dans mon corps à certains mouvements. Qu'est-ce qu'ils veulent voir ? J'ai peur. Peur de ne pas survivre. D'être condamnée à mourir avec ces hommes sans nom, dans une pièce si blanche, si blanche. Je pense... je pense que je ne serais pas capable de supporter cette douleur encore longtemps, mais je veux vivre ! Je veux voir ce qu'il y a derrière ces murs.. je veux...
I feel it driving me to something I'll regret. I feel it tearing at my soul while I'm asleep. I feel it... I feel it, if it doesn't stop I'll go insane !
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Je vole au hasard, en cours de route, alors qu'on me transfère je ne sais où, pour encore m'infliger des traitements qui me font tellement mal, un nombre. Un chiffre. Un âge. 16 ans. Je suis debout, sur mes deux jambes, et non pas à quatre pattes comme je le désirerais. J'essaie de gérer la transformation qui provoque en moi un picotement, comme un engourdissement, la douleur passée. Ce n'est pas facile, gérer, quand la panique est l'émotion qui domine dans tout mon être, et au plus profond de mon âme. Un effroi si puissant que j'en tremble. 16 ans. Et en fouillant ma mémoire, j'arrive à me souvenir d'un chiffre il y a de cela longtemps, 8 ans. J'ai grandi, c'est évident, et d'ailleurs je le remarque par rapport à eux. Et mes cheveux, eux, qu'ils coupent régulièrement ne me renseignent pas. J'arrive seulement à voir leur couleur rousse-terre.
Moi personne solitaire, que nul ne tolère le bonheur je ne l'ai plus, cette solitude me tue Mais je te demande néanmoins, de veiller sur moi, oui crois-moi, j'en ai de besoin
Dans ce lieu qui ne me dit rien, je suis encore immobilisée quand quelque chose vient serrer mon bras si petit, si mince, car je le vois, avec ma peau si pâle. Beaucoup de si, n'est-ce pas ? C'est le seul mot qui me vienne à l'esprit. Je me tortille, je veux m'enfuir, je veux que les liens se brisent, laissez-moi ! La douleur infuse dans mon corps. Ils veulent me briser le bras ? Je suffoque, je sanglote, mes joues sont mouillées de larmes. Je ne hurle plus, je n'en ai plus la force et des picotements commencent à envahir ma vue.. je supplie le vide de me sauver. Et ils arrêtent. Pourtant, je sais que je ne dois pas m'estimer hors de tout danger pour autant, tout recommencera. Je pense qu'ils cherchent à me briser. Mais je ne sais pas, je ne sais rien... je veux mourir. Ne plus ressentir ça. Laissez-moi mourir. C'est fini, je ne veux plus vivre, je veux juste que tout s'achève et que mon coeur lâche. Je ne suis plus capable de supporter tout ça. Ils me renvoient dans cette chambre, cette prison, après. Je ne sais pas combien de temps s'est déroulé. Je suis épuisée. Je veux que mon coeur cesse de battre. Laissez-moi, je n'y arrive plus, je n'en peux plus. Pourquoi ? Pourquoi, hein ? Pourquoi moi ? Je me demande. Je suis épuisée. Terrifée et épuisée. Laissez-moi fuir, partir, laissez-moi. La lumière est allumée. Elle est toujours allumée. Je ne sais pas ce que ça donne, la lumière éteinte et je ferme les yeux. Parfois, entre ces couloirs, je croise un autre être. Un sourire, un regard. Et il est ce qui me fait tenir. Un sourire, un regard et il est ma force. Mais le plus clair de mon temps est passé dans la solitude la plus totale lorsqu'on ne me prend pas pour me faire sourire, ou me prendre mon sang ou m'injecter quelque chose, je ne sais pas quoi. Parce qu'il y a des journées où on m'injecte quelque chose et on attend. Et on attend. Et je tombe malade et on attend. Je deviens incapable de tenir debout et on attend. Parfois, je pense que je vais mourir. Parfois, j'espère que c'est la fin, mais je survis toujours. Je ne comprends pas comment ça se fait que mon coeur ne veut pas arrêter. Quelque part, je dois avoir une volonté de vivre de fer, mais je suis épuisée. Laissez-moi. Mourir. Au fil des jours, j'ai mal partout. Je ne sais plus ce que c'est de ne plus avoir mal. J'ai perdu le rythme des choses, des événements, le fil du temps. Tout est dans un brouillard intense et je ne sais plus trop ce qui se passe, les douleurs se mêlent. L'épuisement m'accable. Laissez-moi. Je n'ai plus la force.
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Il y a une personne au loin, deux mêmes. Je les vois. Soudainement je suis plus petite. Soudainement, je pense que je suis de nouveau enfant. C'est étrange. Je vois le monde, et le soleil qui brille. Ça me manquait tellement... alors pourquoi j'ai le ressentiment que rien n'est vrai ? Je m'élance vers les silhouettes au loin, l'une d'elle me ressemble un peu, d'après ce que je peux déterminer. Je trébuche et je m'affale sur le sol, et alors tout me tient contre le sol, je ne peux plus bouger. J'entends des cris, des pleurs. "Ne les prenez pas !" cette phrase me perturbe. Je n'ai pas le temps de regarder le décor que tout se brouille. Non ! Non ! Je veux savoir qui sont-ils ! Cette terrible impression qu'ils sont la clé d'un événement important me taraude l'esprit et les larmes mouillent mes joues. Un vent brusque me fait sursauter et j'ouvre les yeux. Encore un rêve incompréhensible. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il se passe qu'on m'empoigne le bras. Je ne me débats pas. Je ne me débats plus. Je me souviens d'il n'y a pas si longtemps encore, je pense, de ce chiffre que j'ai saisi au vol. 19 ans. C'est mon âge, je le prends pour acquis, pour le peu de renseignements que je peux prendre comme ça. Mon esprit revient au moment présent, tandis que je ressens ce vent de panique qui saisit ces hommes, eux. Et soudainement, sans rien comprendre, je me retrouve là, au milieu d'un décor que je ne reconnais pas et je marche. Un pas. Deux pas. Trois pas. Je compte. Je marche. Sans but, car je ne sais pas. Je ne comprends pas et cette confusion est si intense que d'être humain j'en deviens fennec. Je prends dans ma gueule les vêtements dans lesquels soudainement je flotte pour les garder avec moi. Je cours. Je ne regarde pas autour de moi, je ne fais que courir puisque je ne veux pas qu'on me rattrape, qu'on m'enferme de nouveau et il fait nuit, je ne vois pas le soleil. Je finis par me cacher dans un coin, et j'attends... je ne sais pas ce que j'attends, je me sens juste suffisamment loin, mais pas en sécurité. Leur image me poursuit. Je vois ces gens avec leurs blouses blanches, je vois les aiguilles qui traversent mon bras, les dispositifs sur mon corps, ceux qui envoient cette décharge qui me fait encore frémir. Je me recroqueville brusquement, j'essaie de me faire si petite et je pense que ça fonctionne, car il y a des jambes qui passent, par moment, sans me voir. Moi, je suis terrée dans un buisson, j'y suis drôlement bien et je m'y endors. Je me réveille alors qu'une substance froide tombe sur ma peau nue. Je réalise soudainement et je prends mes vêtements qui n'étaient pas tombés bien loin pour les remettre. C'est un plus que je sois un fennec, car cet animal est assez petit et ne déchire donc pas les vêtements. C'est plus pratique, je peux les prendre, les garder avec moi, car je n'ai rien d'autre que ça. J'apprends doucement à ne pas me transformer.. doucement. C'est long. Et les émotions prennent souvent le dessus. Si souvent. Je jette un regard aux vêtements simples, grisâtres, que j'ai. Je me relève. Ce monde me semble si intimidant. Si incroyablement intimidant. Il y a des gens dans les rues. Je suppose que certains m'ont vu sans me considérer. Ou peut-être pas, le buisson était assez épais. Je regarde tout autour de moi et je recommence à avoir peur.
I never wanted to play, make believe. I tried to stay within reality.
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Émerveillée. C'est le mot qui convient le plus. Je suis émerveillée. La neige, je me souviens du nom, la neige est tombée et recouvre l'espace d'un manteau blanc très fin, mais pour autant magnifique. Les lumières sont toutes illuminées maintenant que la nuit est tombée et... les rues sont si belles. Je suis muette de stupeur. J'avance en regardant partout sauf devant moi, et j'aspire toutes les odeurs qui proviennent de tous les côtés. Je ne veux pas quitter cette beauté. Même si parfois, je me retrouve à voler pour survivre dans ce monde que je ne connais point. Je ne fais pas attention aux gens devant moi et quand mon regard accroche une sorte de panneau, je m'approche. L'image que je vois parle de nourriture, mais alors que je m'apprêtais à lire les phrases, elle change et je sursaute. Un panneau qui change les images ? C'est amusant et fascinant. Je reste là, à dévisager les images, les mémoriser même. Il y en a une qui parle des chats errants. Ils sont trop mignons ces chats ! Pourquoi les laisser... ça me désole et pour une fois, je suis contente de ressentir autre chose que de la peur. Je tourne la tête quand j'entends pour la troisième fois un bruit de dérapage puis je remarque ces... voitures - me chuchote mon âme- qui m'évitent. Merde ! Je suis dans la rue ! Je m'éloigne pour rejoindre le passage des humains et je manque encore de provoquer un accident, mais la voiture m'évite en klaxonnant. Mes oreilles ! Un peu de silence ! Ce monde me semble être rempli de mystères à découvrir et j'ai envie de tous les découvrir.
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Une nuit, deux nuit, trois nuits... sept nuits se sont écoulées depuis que je me suis retrouvée dehors, à l'air libre, et depuis que j'ai pu fuir ce lieu que je ne connais toujours pas. Je ne veux pas le connaître non plus, je me sens mieux à l'extérieur même si je dois voler pour survivre, et boire dans les petites flaques d'eau. Dans ce cas, j'admets que ma forme fennec est très utile et je la retrouve souvent, quand la panique reprend le dessus. Je ne peux pas supporter qu'on me touche. Je dois admettre que j'essaie de contrôler ma transformation, ça pourrait me mettre dans d'étranges situations peu agréables... je regarde les vêtements que je porte, un peu plus propre que les autres. Mais ça se salit vite. J'ai volé un chandail et un pantalon dans une petite vente organisée par des humains, dans la rue. C'était plus facile que dans les boutiques spécialisées pour ça. Et maintenant je marche de nouveau dans les rues. Je me sens si craintive et chaque regard me semble être une menace. Tout de même, je supporte et je poursuis, je ne peux pas rester toujours au même endroit.. j'ai cru comprendre que certaines personnes pouvaient être cherchées. J'écoute ce que les gens disent, dans la rue, dans les cafés, quand je m'installe et m'assoie, réfléchissant encore. Je ne fais que ça depuis toujours, mais au moins, aujourd'hui, j'ai un paysage sur lequel m'accrocher. Et des paroles que je peux comprendre. Je soupire puis je monte les quatre marches qui permettent de se rendre sur une terrasse d'un petit café, profitant de l'occasion pour écouter les autres autour. «Tu es sérieuse toi ? Du yaourt agrémenté de viande de kebab ? Je ne te crois pas ! - Mais si ! Ils ont dit dans l'émission que c'était super bon. Bon, j'avoue, ça peut faire très horrible quand on s'imagine ça.» Les deux amies partent à rire et moi, je me dis que ça pourrait être bon. Faudrait que je trouve ça ! Un jour, peut-être, si tout changeait.
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Une nuit, deux nuits, trois nuits depuis que je m'occupe d'un chat errant. Et quatorze nuits depuis que je suis seule. Je vole pour lui et pour moi maintenant. Ce n'est pas facile. J'ai déjà de la difficulté à me nourrir moi, et boire, rester dans une forme relativement stable, mais je ne pouvais pas le laisser. Un chat noir aux yeux aussi tristes que les miens. Je me devais de l'aider, alors maintenant il me suit toujours. Il n'a pas de nom, je ne vois pas l'intérêt de lui donner un nom. Le mien... le mien, je me le suis donnée moi-même en sortant de l'endroit. Avant, je n'étais qu'une femme, une Aphaius. Un numéro aussi. Je n'étais qu'un sujet, Sujet numéro 13... Ellys. Je trouvais ça beau. Je pense que je l'ai lu quelque part, dans les journaux ou ailleurs, mais c'est celui que j'ai décidé de prendre. Ellys Nars. Nars provient aussi de certaines lectures. Je ne me souviens pas de la façon dont j'ai appris à lire, je sais juste qu'on m'a appris. Car mon esprit se souvient et je peux lire, je peux compter. Le chat se frotte à mes jambes pour me signaler qu'il a faim et je me penche pour le flatter, tristement... je ne peux pas le nourrir pour le moment, ce n'est pas dans mes capacités.
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Vingt-huit nuits à essayer de ne pas se perdre dans les rues, à ne pas choir. Tout autant de jour à marcher, s'arrêter, écouter, et s'occuper de ce chat qui ne me quitte plus. Voler. Ma principale source de subsistance, de nourriture, même si elle n'est pas fiable. Je peux passer plus de trois jours sans avoir la possibilité de manger, mais on s'y fait. À cause d'une faille dans le trottoir, je trébuche, m'écorchant légèrement les genoux. Une main se tend alors, pourtant je la refuse... je ne supporte plus qu'on me touche, qu'on me frôle. La main s'éloigne. Je me relève. Au loin, je vois une fille. Elle s'est penchée pour donner un peu d'affection au chat dont je m'occupe qui était allé vers elle alors je m'élance vers eux deux. Elle lève son regard sur moi et sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. « Je vous en supplie ! Prenez-le. Il est sauvage, mais si attachant et je ne peux pas m'en occuper. Il ne mérite pas la rue ! Je vous en prie. Et sans attendre sa réponse, je m'éloigne, ignorant ce qu'elle me dit, n'écoutant pas même.
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Les jours et les nuits m'ont échappé, mais je sais que ça ne fait pas plus de 35 jours. Je marche encore. Il fait nuit ou plutôt, il commence à faire jour. Mon regard divague un peu partout. Ce monde m'émerveille toujours, chaque jour j'entends des choses. J'ai entendu dire que le sol tremblait parfois et que c'était dangereux. Les gens parlent beaucoup, et sortent beaucoup aussi. C'est intriguant. Je m'arrête devant une boutique, du moins la vitre, qui me renvoie mon reflet que j'ai déjà vu auparavant. Je me souviens de cette dentition un peu étrange, différente des autres, qui se voit quand je souris, ou mange, un peu moins quand je parle. Et mes cheveux soyeux malgré mon existence. Phobos. Ce mot revient en force dans ma tête. Après tout, j'ai déjà vu des gens avec des oreilles, et autres manifestations de leur animal. Ma peau est toujours pâle, et mon corps, mince. Mes joues creusées. À ma silhouette se rajoute doucement une autre. Et je la reconnais. C'est elle à qui j'ai donné le chat. Un murmure s'échappe de ma bouche. « Comment va-t-il ?»
  • Luny
  • La V1 xD
  • Blblbl
Merci à ma Opi ♡
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Sit in circle and stay unspoken, we are powerless. Everybody wants to got to the heaven but nobody wants to die. I can't fear the death no longer, I've died a thousand time.
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Fantôme
Âme errante
19
Phobos fennec

Stella Ackles is offline
Invité // messages
Sam 29 Sep 2018 01:35
Ma Lunyy :lamahaato:
Hâte de redécouvrir la fiche de ma soeurette :mustache:
(Toujours aussi trognone ta bouille de fennec ~)
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Freyja Toivonen is offline
Proioxis // 149 messages
Sam 29 Sep 2018 08:18
Ah la joie de revoir les "Blblbl" :music:

Bon courage pour ta fiche :arms:
Vis ta vie à cent à l'heure parce qu'elle ne t'attendra pas ~
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joué par
Aria
Assistante administrative
24 ans
Humaine

Narcisse Delaunay is offline
Politicien véreux // 158 messages
Dim 30 Sep 2018 01:01
Voilà une fiche bien remplie /pan
Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche !
:kiss:
Wearing a mask wears you out. Faking it is fatiguing. The most exhausting activity is pretending to be what you know you aren't.
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Awful
Politicien
33 ans
Humain

Narcisse Delaunay is offline
Politicien véreux // 158 messages
Dim 7 Oct 2018 14:11

Validé !

Bienvenue sur Ex-Nemesis

Ellyyyys ♥ Ah, son histoire tragique ;; Je l'avais presque oubliée ! Je n'ai rien à y redire, tout est parfait donc je ne peux que valider. L'histoire du chat et de la passante est un clin d'oeil à Stella, non ? xD J'ai vraiment très hâte de vous lire ♥ La pauvre Ellys a eu une vie déjà bien remplie pour son âge. Je ne peux qu'espérer que tout ira mieux pour elle !
Sinon c'est mon côté maniaque mais tu pourrais rajouter une image à ta présentation ? xD Aussi tu as mis "femme" dans "sexualité", c'est normal ? Et pour finir, sois pas timide, présente-toi au lieu de faire des blblbl èé /pan Bref, en tout cas, tout ce qu'il me reste à dire, c'est re-bienvenue sur Ex-Nemesis et bon jeu !

Amuse-toi bien sur le forum !

Je te donne ta couleur, tu peux d'ores et déjà, si ce n'est pas fait, compléter ton profil. C'est à toi de jouer, maintenant ! Tu peux aller jeter un oeil aux demandes de RP ou en poster une toi-même (et n'oublie pas les sujets libres !). Tu peux aussi créer ta fiche de relations et de suivi de tes rps. Le forum "Développement" est à ton libre service pour ton personnage, fais-en ce que tu veux et poste-y rps solos, moodboards, images, playlists, etc. Si jamais ça t'intéresse, les prédéfinis et les pré-liens sont par ici, n'hésite pas à y jeter un oeil ! Et puis dernière chose mais pas des moindres, mais peut-être le sais-tu déjà, le flood, c'est par là !
À plus sur le forum !
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Awful
Politicien
33 ans
Humain


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